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Une idée pour faire reculer la gabegie : ne plus payer, à crédit, les salaires de ceux qui nous gouvernent

Une idée pour faire reculer la gabegie : ne plus payer, à crédit, les salaires de ceux qui nous gouvernent

Le mot n'est pas trop fort : la France vit actuellement en pleine gabegie, une gabegie historique et si j'insiste sur le terme, c'est qu'il correspond bien à la définition de Larousse : celle d'une gestion financière défectueuse OU malhonnête.

Nous avons tous appris en effet que depuis le 9 novembre, la France vit à crédit, qu'elle a épuisé bien avant la fin de l'année 2015 ses quelque 390 milliards d'euros de recettes, gestion bien plus mal maîtrisée que chez la plupart de ses partenaires européens.

Cela veut dire aussi que la dette nationale, approchant déjà 100% du PIB, va continuer à se creuser. C'est un peu comme si au 9 novembre une famille avait déjà consommé, non seulement ses ressources du mois en cours, mais en plus celle du mois de décembre suivant, obligée donc pour subsister d'augmenter encore ses emprunts à la banque atteignant déjà une année de revenus.

Pharaonique site Balard

Et pendant cette période de disette annoncée, la maison France roule des mécaniques avec la mise en service du site Balard du ministère de la Défense, un projet monté par la Droite et conduit à son terme par la Gauche, bizarre consensus. Alors qu'on ne sait plus quoi faire, actuellement, d'anciennes casernes désaffectées, la France s'est lancée, pour avoir son « Hexagone » à plus de côtés que le « Pentagone » américain, dans un chantier pharaonique : contrat d'un montant de 3,5 milliards d'euros, soit une redevance hors taxes, jusqu'en 2041, de 130 millions d'euros, ce qui est peu, après tout, par rapport à un déficit budgétaire qui est de l'ordre de 80 milliards d'euros

Il n'empêche que ce regroupement des états-majors, qui se fait sur le dos de contribuables déjà étranglés, ne concerne que 9300 militaires établis désormais sur 145 000 M2 de bâtiments neufs auxquels s'ajoutent 135 000 M2 de bâtiments rénovés. Les pauvres seront donc presque à l'étroit dans ces nouveaux locaux et c'est pourquoi (?) l'actuel ministre de la Défense a décidé de ne pas s'y installer (un comble?), ce qui obligera tous les jours les états-majors à faire de multiples navettes entre l'Hexagone et l'hôtel de Brienne ; c'est bon ça pour les gaz à effet de serre menaçant l'équilibre climatique de la planète, sur lequel on organise un colloque à grands frais et donc à crédit !

Un trou abyssal

Toujours est-il que la France n'arrive pas à réduire ses déficits et que, quand elle le prétend, il ne s'agit en fait que du ralentissement de l'approfondissent d'un trou abyssal.

N'importe qui, doué d'un minimum de jugeote, penserait qu'à force de tirer sur la corde, le pays ira droit dans le mur, c'est à dire à la faillite, mais cela n'a pas l'air d'inquiéter les responsables qui pour célébrer la fin d'une année déficitaire ne manqueront pas, un peu partout, de sabrer le champagne histoire de faire passer les petits fours... Je leur recommande le crémant de Bourgogne, meilleur marché.

Alors comment faire prendre conscience, à ceux qui nous gouvernent, de la gravité de la situation ?

Suspendre les revenus des responsables

J'ai bien une petite idée : il suffirait, à partir du 9 novembre, date partir de laquelle la maison France vit à découvert, de suspendre les revenus de tous ceux qui sont aux commandes, des décideurs qui se sont gobergés depuis début 2015 : président de la République et son cabinet, membres du gouvernement, hauts fonctionnaires, chefs militaires, parlementaires et même anciens présidents et ministres qui portent eux-aussi une part de responsabilité dans la situation actuelle. Cela les ferait réfléchir et je n'ai pas d'inquiétude pour eux. A l'occasion des fêtes de fin d'année, ils n'auront pas à danser devant un buffet vide (comme nombre de leurs concitoyens) car ces banques qui s'apprêtent à piquer aux smicards 2,5 euros par mois pour la gestion de leur indispensable compte courant sur lequel peu ou pas de découvert n'est toléré, ces banques leur donneront bien assez de crédit pour qu'ils puissent tenir jusqu'en 2016, année des premières grandes échéances dans la perspective de la conquête du pouvoir. Dans cette sphère, on vit à crédit certes, mais pas si mal...

P.S. : Je donne raison à M. Macron, ministre de l’Économie, de vouloir payer les fonctionnaires au « mérite », à condition qu'il accepte aussi l'idée de les ponctionner au « démérite »

2e P.S. : Une question pour conclure, et pour en revenir à Balard : ce n'est pas dangereux, en ces temps troublés, de regrouper en un même lieu tous les "cerveaux" de l'armée française ?

Une idée pour faire reculer la gabegie : ne plus payer, à crédit, les salaires de ceux qui nous gouvernent
Tag(s) : #Politique, #Actualité
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