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Chronique d'une journée cuernavacense ordinaire

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais tout mélanger dans cette chronique ordinaire d'une journée à Cuernavaca.

Elle commence bien avant l'aube, car je suis matinal.

Je descends aux petites heures dans la cuisine me faire chauffer un premier nescafé, mets le nez dans le jardin, au thermomètre il fait 20 degrés, regarde le croissant de la Lune, en position tropicale, jette un coup d’œil au nid de Madame Roselin, où ça roupille, mais la mère que d'un œil. Tout va bien, sauf la connexion Internet dont les micro-coupures sont fréquentes, merci à la firme Cablemas, ce qui veut dire « câble plus », alors que c'est souvent « câble moins », ce qui ne facilite pas la mise en page de mon petit journal d'ici... J'écris un peu encore en attendant l'aurore, parfois je pique nuitamment une tête dans la piscine, puis je saute sur mon VTT. Descente vertigineuse, mais prudente, vers le centre-ville de la capitale de l'état de Morelos que j'aperçois tout en bas. Je m'arrête au parking du magasin Oxxo (déjà ouvert ou jamais fermé? car certains magasins pratiquent le 24/24) d'où le panorama, au delà du ravin de la privada Canada est remarquable sur le Popocatepetl. Le jour va poindre, j'attends, le Soleil apparaît, magnifique, derrière le sommet du volcan, c'est superbe et vivifiant.

Chronique d'une journée cuernavacense ordinaire

J'arrive, après avoir traversé les quartiers populaires où les petits restaurants de rue se mettent en place, au centre de la ville, à son cœur battant, le Zocalo. Et là j'observe qu'il y a toujours des policiers et leurs boucliers de plexiglas, semble-t-il paisibles, car depuis des jours et des jours, le mouvement Antorchista de défense des plus pauvres occupe toujours les arcades du palais du gouvernement qu'apparemment les pouvoirs publics n'ont pas cherché ou réussi à déloger. Les manifestants utilisent le mot plantón, estar de plantón” signifiant d'après le dico poireauter : en fait on pourrait traduire par occupation ou par sit-in....Protégés par leurs grands calicots, couverts de slogans, et servant de paravents, les Antorchistas ont rangé leurs drapeaux rouges et ont passé une nuit d'occupation de plus à l'abri du siège du pouvoir politique, demandant la satisfaction de leurs diverses revendications visant à l'amélioration des conditions de vie dans les faubourgs et villages (électricité, logement). NB : J'avais observé à Mexico qu'un autre plantón avait été équipé d'une demi-douzaines de WC mobiles.

Chronique d'une journée cuernavacense ordinaire

Au lever du jour, ils prennent tranquillement leur premier café, mais l'un des manifestants somnole encore, allongé sur le pavé.

Quand je remonte vers la maison, située sur la hauteur, 300 mètres d'altitude plus haut, il fait déjà chaud et au moment où nous fréquentons le gymnase voisin, vers 11 heures, le thermomètre monte tout doucement vers les 30 degrés, ce qui oblige à légèrement modérer nos exercices.

Le repas de midi se prend toujours sur la terrasse, à l'ombre, et à la musique des bourdons venant butiner nos fleurs. Quelques oiseaux aux plumes jaunes picorent dans la petite pelouse.

Nous ne sommes pas les plus malheureux alors que l'après-midi, sous un soleil de plomb maintenant au zénith à deux heures, c'est lecture des bouquins empruntés à la Casa de Francia, avant de reprendre quelques travaux d'écriture, mais l'ordinateur a tendance à chauffer jusqu'à 50 degrés, son ventilateur moulinant de l'air trop chaud.

Seuls à continuer à être à l'aise pour s'activer, le couple de Roselins qui tour à tour viennent donner la becquée à des oisillons encore bien planqués au fond du nid d'herbes et brindilles tressées. Ils ont fort à faire pour trouver assez de nourriture pour permettre une croissance rapide de leur progéniture qui devra prendre son essor au bout de 2 ou 3 semaines

Le soir va descendre sur le jardin, il est temps d'inonder la pelouse et les plantes assoiffées, et d'aller nager un peu dans une eau fleuretant désormais avec les 24 degrés. Au menu du dîner, une salade de fruits avec ananas, bananes et oranges muries au soleil du pays du Serpent à plumes. Mais les pommes viennent de chez l'oncle Sam...c'est parfois marqué dessus...

Ainsi que le montre la photo N° 2, le mouvement politique n'occupe qu'une partie des arcades du palacio de  gobierno local. Les banderoles servent aussi de paravent, mais en avril les nuits sont douces...
Ainsi que le montre la photo N° 2, le mouvement politique n'occupe qu'une partie des arcades du palacio de  gobierno local. Les banderoles servent aussi de paravent, mais en avril les nuits sont douces...
Ainsi que le montre la photo N° 2, le mouvement politique n'occupe qu'une partie des arcades du palacio de  gobierno local. Les banderoles servent aussi de paravent, mais en avril les nuits sont douces...
Ainsi que le montre la photo N° 2, le mouvement politique n'occupe qu'une partie des arcades du palacio de  gobierno local. Les banderoles servent aussi de paravent, mais en avril les nuits sont douces...
Ainsi que le montre la photo N° 2, le mouvement politique n'occupe qu'une partie des arcades du palacio de  gobierno local. Les banderoles servent aussi de paravent, mais en avril les nuits sont douces...
Ainsi que le montre la photo N° 2, le mouvement politique n'occupe qu'une partie des arcades du palacio de  gobierno local. Les banderoles servent aussi de paravent, mais en avril les nuits sont douces...

Ainsi que le montre la photo N° 2, le mouvement politique n'occupe qu'une partie des arcades du palacio de gobierno local. Les banderoles servent aussi de paravent, mais en avril les nuits sont douces...

Tag(s) : #Vie quotidienne, #Actualité
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