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Quand la lumière transfigure tout... La palette des tropiques.

J'ai toujours aimé observer et fixer (autrefois sur la pellicule, maintenant sur un support numérique) les paysages pris des lieux où je réside. Si au petit matin, à Cuernavaca, il me suffit d'aller à la fenêtre, ou sur la terrasse, pour apprendre dès le lever du jour quelle est l'humeur du Popocatepetl, volcan fantasque, par contre, le soir, il m'est plus intéressant de monter sur le toit pour observer le ponant de la cité. Lequel réserve de belles surprises.

Certes le paysage y est plus banal, simplement fait de câbles, de murs, de fenêtres et de terrasses surmontés de quelques palmiers, sur fond de crêtes lointaines. Par contre les silhouettes sont parfois dessinées par une lumière aussi magique que fugitive, harmonie de rouges et de bleus dont il faut savoir, comme un impressionniste, saisir l'instant.

D'où l'image unique que je vous livre, car si les beaux couchers de soleil ne sont pas rares, du faîte de la maison gagné à l'aide d'une échelle, ils se montrent toujours différents. Dans la journée, sous un soleil de plomb, les feuillages et les réserves d'eau (à droite), fort communes sur les toits mexicains, apparaîtraient plutôt prosaïques. Mais dès que la magie éphémère de l'heure s'en empare, la banalité est transfigurée, et l'on ne peut que se laisser glisser dans une douce contemplation d'un spectacle qui ne durera pas...

Bientôt, alors que le ciel s'éteint tout à fait, les milles lumières du crépuscule s'allument dans les rues et aux fenêtres, jusqu'au fond de la vallée en contrebas, telle une rivière étincelante. C'est encore fort joli, mais je préférerais, comme dans un désert, voir apparaître les étoiles de la voie lactée, et les mythiques constellations, plutôt que la pollution électrique dont aiment se baigner les humains au lieu de se contenter d'un face à face avec l'infini.

P.S. Pendant que j'écris ces lignes, alors qu'il est 6 h 30, j'entends, dans les rues voisines, un véritable concert de pétards, et de fusées d'artifice, qui pourra durer une heure ou deux, explosions marquant la fin des fiestas qui animent, au Mexique, les nuits de décembre et notamment celle du 12, fête N.D. de la Guadalupe.

Par contre le "Popo" voilé par la brume, brille par son exceptionnelle absence de l'horizon.

Photo telle qu'à la prise de vue, sans retouche donc, à la date du 30 novembre.

Photo telle qu'à la prise de vue, sans retouche donc, à la date du 30 novembre.

Tag(s) : #Vie quotidienne, #Environnement
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