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Fourmis mexicaines en plein travail de salubrité : force et opiniâtreté !
Selon une étude, la tête de la  fourmi pourrait résister à des forces plusieurs milliers de fois supérieures au poids de l'animal

Qu'il me semble loin le temps où nous piquions (n'est-ce pas Marcel et Pascal?) les vanesses et les scarabées dans des boîtes vitrées à l'aide de fines aiguilles entomologiques, vernies pour éviter toute corrosion. Mais si aujourd'hui le chasseur de papillons à la Brassens s'est transformé en pur observateur, la capacité d'émerveillement est restée intacte et mon œil de rapace repère toujours au sol les spécimens de l'infiniment petit, du Microcosmos, avant une capture qui restera désormais photographique.

Comme j'ai toujours été fasciné par le monde des fourmis, qui parfois peuvent se montrer fort importunes dans un jardin, et donc, hélas, nécessiter une réaction insecticide, j'ai immédiatement repéré, hier, le travail de nettoyage, de fossoyeur même, qu'accomplissait, sur la terrasse carrelée, une petite équipe de ces hyménoptères nains. De vraies pygmées car ces fourmis ne mesurant pas plus de deux millimètres avaient entrepris le transport de la dépouille d'une araignée autrement plus volumineuse qu'elles, ainsi que le montre l'image. Certes, à la mode de leur espèce, elles avaient tendance à tirer l'arachnide mort et recroquevillé à hue et à dia, mais néanmoins le cortège funèbre avait l'air de progresser vers leur petite colonie où la proie devait être attendue par les larves affamées de protéines.

Je ne sais pas si les vaillantes ouvrières, si bien décrites tant par Maurice Maeterlinck que par Bernard Werber, sont parvenues jusqu'à leur repaire, mais pour rien au monde je n'aurais voulu déranger ces minuscules insectes dans leur travail de salubrité.

Un peu plus tard, j'ai observé, en pleine rue, un papillon à la recherche de quelque fraîcheur sur le sol humide. Là encore, l'appareil photo numérique doté de la fonction « macro » a fait merveille pour le saisir sans l'importuner et admirer à loisir, de plus près, sa belle robe d'un gris presque bleuté ourlée d'une frange blanche. Mes connaissances en faune mexicaine ne m'ont pas permis de déterminer le lépidoptère mais qu'importe ! L'essentiel est de l'avoir laissé s'envoler vers ces fabuleux bouquets de fleurs bleues qui ici ornent tous les chemins en cette fin de décembre.

P. S. : Une réflexion pour conclure. Cela fait des dizaines d'années que j'observe un phénomène : on voit parfois bien davantage d'insectes en ville, ou du moins en zone périurbaine, que dans la campagne, et c'est vrai tant au Mexique qu'en France. Deux hypothèses pour expliquer cette curiosité. Soit les arthropodes se dissimulent moins facilement en ville, soit les excès de pesticides ont davantage touché les champs que les espaces habités. Mais sans doute le phénomène tient-il un peu des deux, sachant qu'aujourd'hui, la faune sauvage urbaine, en bien des pays, est non négligeable, faisant de nos cités un véritable "milieu naturel".

Opiniâtres fourmis, papillon à robe précieuse, fleurs couleur de ciel, la nature nous émerveille.
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Opiniâtres fourmis, papillon à robe précieuse, fleurs couleur de ciel, la nature nous émerveille.

Tag(s) : #Nature, #Environnement, #Mexique
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