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A la Poste : Le 22 à Asnières toujours d'actualité

Je vous raconterai aujourd'hui une anecdote lilloise qui m'a fait penser au fameux « 22 à Asnières » de Fernand Raynaud.

Ayant deux grosses enveloppes à expédier, je me pointe dans un bureau de Poste périphérique pour les faire affranchir. Il y a beaucoup de monde dans le hall de l'agence, et semble-t-il deux files d'attente distinctes vers deux guichets ouverts. Il y a aussi une machine à timbrer, mais je ne sais pas trop m'en servir, et vue la taille des enveloppes...Je crains de me tromper.

Je me mets donc dans la première file, trouve le temps long, hèle le guichetier en lui demandant si c'est le bon guichet pour les affranchissements. Inévitablement, il me désigne l'autre : « C'est plutôt celui-là ...».

Ayant fait la queue pour rien je change donc de file, mais un bonhomme qui se trouvait devant moi dans le première file change lui aussi de queue, me passe devant sans vergogne et me dit, « Je suis avant vous ». Lui aussi avait du courrier à timbrer. Bon prince je laisse faire, arrive au bout de 10 minutes à ce second guichet et m'entend dire par la guichetière : « Les affranchissements ? Mais c'est l'autre comptoir! »

Je commence à la trouver saumâtre, et comme ça se voit, elle me propose: « mais je peux vous accompagner et vous aider à la machine à affranchir » : « Non merci, dis-je, je souhaite passer par le guichet, pas par la machine... » Étonnant qu'elle ne puisse pas m'accueillir à son poste, mais qu'elle trouve le moyen de m'accompagner au fameux automate.

J'attends encore un peu au premier guichet et soudain une troisième employée s'approche de moi, un peu comme en maraude, à ses moments libres, elle est chargée de proposer ses services aux clients trouvant le temps long. Je salue la bonne initiative.

« C'est pour quoi Monsieur ? ». Je lui réponds que j'ai deux lettres à affranchir, elle me propose aussi de m'accompagner à la machine à affranchir ! Ça recommence ! Mais là je cède, tout en lui disant que je préfère passer par une employée pour préserver l'emploi. Elle me donne raison. Elle pèse mes lettres, et me demande 7,80 euros. Je lui donne 20 euros mais elle se montre ennuyée. « Moi je n'ai pas de caisse (étant hors guichet) donc pas de monnaie. Ce n'est pas grave... » En effet ce n'est pas grave car la serviable personne prend mon billet, va à la machine à distribuer de la monnaie, en récupère, met une partie des pièces dans la machine à affranchir, et me rend le reste. Ouf ! Mon courrier va bien partir. Cependant il passera sans doute par la machine à oblitérer. Ça me fait peur...

Pour conclure, j'ai également appris, tout en faisant la queue, que finalement, dans ce bureau de poste, il n'y avait pas de queues distinctes. Je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour passer de l'une à l'autre. Mais il est vrai qu'entre les deux, il y avait l'imposante machine. La voie du milieu !

Le matin, je m'étais trouvé, à vélo, près d'un facteur cycliste aux lourdes sacoches. Solidaire, je lui ai gentiment demandé s'il disposerait bientôt d'un vélo électrique. « Je l'attends avec impatience m'a-t-il répondu, mais ça coûte très cher... » Et d'ajouter en substance : « Faut d'abord qu' « ils » réduisent les effectifs pour trouver le budget... »

Peut-être que la Poste devrait revendre ses machines à affranchir pour motoriser plus vite les facteurs...

Que la Poste me pardonne si je n'ai pas tout compris, c'est peut-être affaire de communications. Allô, le 22 à Asnières ?

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