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Image réalisée au 400... Pour l'intégrer, j'ai du la réduire, mais ça ne se voit pas trop dans le format

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Prise en main d'un bijou de la photo moderne...

Complexe mais d'usage facile


 

La prise en main d'un nouvel appareil photo, un compact dit “expert”* permet de mesurer le chemin parcouru depuis mes débuts : adolescent, une boîte Kodak ultra simple, qui fit ensuite en mes mains des sauts en parachute, puis, professionnellement un appareil à télémètre Foca et un premier réflex Ricoh non automatique mais à cellule intégrée. Fournis par mon journal. C'était du lourd, du costaud, du simplissime. Les photographes pros travaillaient au Rollei 6x6, les rédacteurs au 24/36 !

Les réglages étaient donc totalement manuels, mise au point, ouverture du diaphragme, vitesse d'obturation. Ce avec la règle du F/16, vous connaissez ? Au soleil brillant, à cette ouverture -très fermée-, la vitesse était représentée par un nombre égal à celui de la sensibilité ISO, en gros 1/125 pour un film de 100 ISO.

Par temps plus nuageux il fallait jouer sur le diaphragme en l'ouvrant ou sur la vitesse en la diminuant ; un peu de calcul mental permettait de jouer simultanément sur les deux paramètres, et il était utile d'encadrer (bracketing) le premier réglage empirique par des valeurs différentes.

En fonction des conditions de la prise de vue on pouvait jouer sur la sensibilité du film mais il fallait ensuite aller jusqu'au bout des coûteuses 36 vues. D'où l'utilité de 2 boitiers.

Plus tard, certains films, possédant une tolérance, pouvait être exposés à différentes sensibilités selon les conditions du moment, mais le système avait des limites.

L'ARRIVEE DU NUMERIQUE

Le numérique par rapport à l'argentique, c'est comme le traitement de texte informatique par rapport aux machines à écrire à rubans avec lesquelles je travaillais – j'écrivis ainsi mon premier livre, recopié donc plusieurs fois -.

L'arrivée du numérique a tout changé, et il faut convenir qu'il a maintenant dans la majorité des cas dépassé en qualité l'argentique, lequel reste cependant un outil artistique.

Pourtant des pros n'y croyaient pas.  C'est vrai tant en ce qui concerne les capteurs, dont la définition est devenue bien meilleure que celle des films les plus fins, qu'en ce qui concerne la qualité de l'automatisation.

Mais la facilité d'usage, avec la nouvelle génération, n'est pas tout. On assiste maintenant à l'augmentation réelle des possibilités photographiques. Le grand progrès, c'est que l'amélioration des capteurs ajoutée au bon fonctionnement des stabilisateurs, à la grande ouverture des optiques, et à l'étendue accrue de la sensibilité ISO automatique permet d'exploiter totalement non seulement les zooms optiques à la plus longue focale, mais aussi leur extension numérique! Ainsi j'ai pu réaliser cette image à main levée et une luminosité moyenne avec l'équivalent d'un gros télé de 400 mm ; en me limitant à 200 mm j'ai pu réaliser des images crépusculaires ! Performances impensables avec mon précédent appareil, compact pourtant moderne

En conclusion mon bijou d'environ 300 grammes peut quasiment remplacer le contenu de mon ancienne sacoche où je logeais, outre plusieurs boîtes de films, et un flash plus ou moins lourd, mon premier pesait 4 kg, un ou deux boîtiers réflex chargés de deux films différents, un objectif grand angle, un 50 mm lumineux et un zoom 70/210 mm, voire des bagues ou tubes allonges pour la macro ce qui représentait un minimum et aussi plusieurs kilos


 

J'ajouterai que le PowerShot G7X mark II de Canon fait l'objet d'un mode d'emploi, sur le net, de 225 pages que je ne peux pas assimiler totalement. Mais la prise en main de l'engin est assez intuitive pour faire de bonnes photos en laissant se débrouiller l'électronique et l'informatique. Ensuite, quand on veut affiner, on se plonge dans le mode d'emploi, au coup par coup. Mais on peut faire des photos sans rien savoir, ou presque, de la technique. L'essentiel est d'avoir l'oeil et la main du photographe.

Le fait d'avoir connu le manuel et le semi-auto permet de mieux comprendre ce qui se passe dans un appareil totalement informatisé : ce que les moins de 20 ans (ou plus) ne peuvent pas connaître! Des notions comme sur la profondeur de champ peuvent évidemment permettre d'améliorer les images, en utilisant par exemple la priorité à l'ouverture et la focale pour détacher un sujet du fond, avis aux portraitistes qui travailleront à faible sensibilité pour ouvrir au maximum le diaphragme.

Ces progrès m'émerveillent, alors qu'ils semblent normaux à la jeune génération...

* Prix remporté au concours interne au groupe de presse du Journal de Saône et Loire, merci !

Tag(s) : #histoire photo, #numérique, #argentique

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