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Plus importants encore – à mes yeux – que les éphémères champions du Tour de France, quel  que soit leur talent, il y a deux noms de cyclistes qui me viennent à l'esprit. D'abord Robert Marchand, qui vient de réaliser un exploit peut-être non totalement mesuré. Car il est, dans l'histoire de l'humanité, le premier homme de son âge, 105 ans, à s'être déplacé aussi vite et longtemps avec la seule force de ses muscles et de sa volonté. Ensuite, Paul de Vivie, dit Vélocio, né en 1853, mort en 1930 renversé par un tramway, à considérer comme le Pape du cyclotourisme, car un pape, ce n'est pas seulement un pratiquant, c'est aussi quelqu'un qui édicte des vérités et des principes.

Un pape dont le surnom Vélocio évoque à la fois la machine magique quadruplant la force humaine et la rapidité qu'elle autorise.

Vélocio fut l'un des responsables du club cycliste de Saint-Etienne, il fonda des journaux cyclistes, milita pour le cyclotourisme, à l'esprit très différent de la pure compétition. Grand voyageur il fut le créateur de randonnées prestigieuses dont les Diagonales de France et en technicien il contribua à l'amélioration du dérailleur (on remarque d'ailleurs que son vélo est équipé de deux chaînes).

Sa mémoire est perpétuée par la célèbre grimpée du Col de la République, rendez-vous  qui lui est dédié, tout comme Robert Marchand est honoré maintenant par un col ardéchois à son nom.

Ce qui reste aussi de Vélocio, ce sont ses préceptes, ses recommandations diététiques, préconisant  de manger avant d'avoir faim, de boire avant d'avoir soif, de ne jamais aller au-delà de ses forces. C'est un peu aussi le discours de Robert...

Paul de Vivie voyait dans la pratique de la bicyclette un moyen d'émancipation et il avait parfaitement raison.

Le vélo, qui permet de se dépasser dans une activité qui est à la fois parmi les plus faciles et les plus dures, est un des meilleurs moyens de découverte, et de l'environnement, et de la culture des pays traversés, comme je m'en rend compte encore au Mexique.

Si j'ai voulu associer Robert Marchand et Paul de Vivie, c'est que les deux hommes auraient pu se rencontrer puisque le premier a participé à sa première course à l'âge de 14 ans vers 1925 et que le second ne disparut accidentellement qu'en 1930 à l'âge de 76 ans. L'actualité permet d'honorer la mémoire d'un autre grand monsieur du vélo,  de la  bici comme on dit ici !

Paul de Vivie et Robert Marchand

Tag(s) : #MA RUBRIQUE DU VELO

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