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C'est l'histoire d'un non-événement annoncé, la candidature d' Emmanuel Macron qui débarque en pleine bataille alors que les belligérants sont déjà en surnombre et ont à peine la place d'évoluer sur le terrain.

Cela me laisse d'ailleurs rêveur le nombre de gens qui "s'y croient" alors que rien, mais vraiment rien, hein Mélanchon ? hein Copé ? ne les destine à la victoire.

Macron n'appartient pas aux extrêmes, il n'est ni à gauche, bien qu'ancien d'un gouvernement pas vraiment de  gauche, ni à droite bien que tout dans son allure puisse le faire croire, et encore moins au centre. Il n'a aucune chance d'être élu, et est même assez intelligent pour ne pas se faire d'illusions. Il  ne passera pas non plus par la case "primaire" étant plutôt d'ailleurs d'un caractère de type secondaire, n'attendons pas de lui la primarité d'un Sarkozy.

Alors, quand on n'a aucune chance de l'emporter, malgré l'enthousiasme de quelques fans, que vient-on faire dans la mêlée ?

Dans un premier temps, exercer un pouvoir de nuisance, puisqu'il va augmenter la dispersion des voix de gauche, priver de quelques suffrages  à la primaire le mieux placé des Républicains, réduire toute chance d'un centriste en cas de défaite d'icelui...

Mais aussi, c'est un risque, faire du FN le parti leader...

Et dans un second temps, après avoir bien emmerdé le monde, se positionner pour 2021*, je suis sûr qu'il y pense en se rasant.

A moins qu'il n'ait, déjà à l'esprit, quelque idée de désistement qui pourrait lui valoir une récompense dans un futur gouvernement.

Contrairement à Juppé, Hollande, Sarkozy et consorts, dont 2017 est la dernière chance, Macron, âgé de 38 ans a le temps devant  lui.

* Pour 2021 à condition qu'en cette année-là, nous vivions encore en démocratie...

Tag(s) : #Politique, #Edito, #Actualité

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