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Le véganisme ne manque pas de bonnes intentions, mais ne conduit-il pas à d'autres excès ?

Le véganisme ne manque pas de bonnes intentions, mais ne conduit-il pas à d'autres excès ?

Mieux (ou pire) que les végétariens et végétaliens, il y a les adeptes du véganisme, évoqué lundi soir sur France 2, et qui exclut totalement, dans la vie humaine, toute exploitation des animaux. Non seulement les adeptes de cette doctrine, dits aussi vegans, ne consomment ni viande, ni produits laitiers, ni œufs, ni miel, mais ils excluent les sous-produits animaux de l'habillement, de la cosmétique, de l'ameublement et même des loisirs, la pratique de l'équitation étant proscrite tout comme les spectacles, les cirques, les courses, les parcs d'attraction mettant en scène les animaux. Il y aurait juste les animaux de compagnie qui seraient acceptés à condition que chiens et chats soient nourris de manière végétalienne. Chats et chiens se régalant de salade et de carottes râpées.

Si actuellement le véganisme, mot qui a pour origine une contraction du mot végétarien en anglais, n'a qu'un faible pourcentage d'adeptes dans la population, il est quand même promu par un certain nombre de célébrités. Cette tendance pourrait gagner du terrain. Mais faut-il la suivre ? Les véganistes ont BIEN SÛR raison de lutter contre la souffrance animale, mais cela doit-il conduire à la disparition de nombreuses espèces d'animaux ?

Étant tolérant bien qu'appréciant sans remords le régime carné, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'un certain nombre de mes concitoyens s'imposent des restrictions draconiennes au risque de se compliquer la vie et de souffrir de carences alimentaires.

Je pense aussi que tout ce qui peut aller dans le sens du maintien de la biodiversité et du bien-être des animaux utilisés par l'homme est à promouvoir et les principes du véganisme invitent à réfléchir dans certains domaines, à propos par exemples des scandales dans certains élevages ou abattoirs. Là on peut les suivre.

Par contre, j'ai tout de suite pensé aux conséquences sur l'environnement si la majorité de la population de devenait végane. Que se passerait-il ?

Non seulement de nombreux métiers agricoles et agro-alimentaires disparaîtraient ce qui ne serait pas sans poser de graves problèmes sociaux, mais les conséquences seraient multiples puisqu'il s'agirait de préserver les animaux dans tous les domaines et de manière exhaustive ce qui entraînerait par voie de conséquence la fin de beaucoup.

NE PLUS MANGER DE STEAKS D'ACCORD, MAIS QUELLES EN SERAIENT LES CONSÉQUENCES ?

Je pense à la belle campagne du Morvan qui sans les troupeaux de vaches charolaises verrait disparaître les prairies au profit des broussailles et de la forêt tandis que les dernières fermes du bocage seraient ruinées.

Sans la chasse, les grands mammifères, notamment les sangliers, pulluleraient (ils abondent déjà), détruisant les récoltes devenues la seule ressource alimentaire humaine. Les zoos n'ayant plus lieu d'être devraient-ils remettre leurs pensionnaires dans la nature ? Ce qui ne serait pas sans risques et sans doute préjudiciable à ceux qui ne pourraient pas se réadapter à la vie sauvage, notamment appartenant aux espèces en voie de disparition. Faute de ne pouvoir être élevées, car devenues sans intérêt économique, de nombreuses races familières de l'homme verraient fondre leurs effectifs : adieu la belle variété des races de chevaux, vaches, cochons et couvées...

Même les abeilles, indispensable à la fécondation des fleurs, s'éteindraient sous leur forme domestique, car les vegans ne consomment pas de miel.

Les poissons pulluleraient certes dans nos étangs, mais seraient-ils en nombre suffisant pour limiter le développement des larves de moustiques vecteurs de maladies mortelles qu'il ne serait plus possible d'éradiquer. Tout comme les rats et souris pourraient occuper en toute impunité le haut du pavé, car comment pourrait-on tolérer de barbares pièges et appâts empoisonnés ?

Je pourrais multiplier à l'infini les exemples de ce qui serait menacé dans l'art de vivre cultivé par les humains depuis des millénaires : plus de moutons fournisseurs de laine, et pas davantage de vers à soie et bien sûr pas de perles au cou des jolies femmes.

Faudrait-t-il aussi vivre en harmonie, sans l'aide de Marie Rose (vous savez, la mort parfumée), avec les poux, et éventuellement avec les puces, tiques et autre sarcoptes (de la gale) qui viennent nous parasiter ?

Je ne m'étendrai pas davantage, je ne multiplierai pas les exemples, car bien qu'ayant abandonné depuis longtemps l'usage de la plume d'oie, ce qui serait proscrit, j'ai bien peur que dans mon ordinateur, il n'y ait quelque banal élément d'origine animale, ne serait-ce que le « mulot » qui me permet de cliquer. ;-))

Cependant je me pose une dernière question : quand nous aurons cessé de manger des steaks, des omelettes, et même du camembert, quand nous aurons renoncé aux chaussures en cuir et aux oreillers bourrés de plumes, quand nous aurons remplacé le lait par du jus d'amandes, quand Babe le cochon, Willy l'orque, Beethoven le saint-bernard, Flipper le dauphin auront été bannis du cinéma, remplacés par des acteurs humains occupant des peaux en matière synthétique, ne sera-t-il pas temps de s'interroger sur la douleur de la patate qu'on épluche, sur la souffrance du haricot vert plongé dans l'eau bouillante, sur le martyre de la pomme croquée, sur l'angoisse du concombre qui dégorge, et du grain de blé écrasé par la meule. Ah la lente agonie de la tomate qu'on farcit, la pauvre !

Il ne restera plus aux humains qu'à plonger leurs racines dans la terre pour s'alimenter à partir de substances minérales... en espérant que cette alchimie ne fasse pas trop souffrir leurs atomes, car ces derniers sont peut-être, eux-aussi, doués de sensibilité !

Le véganisme ne manque pas de bonnes intentions, mais ne conduit-il pas à d'autres excès ?
Le véganisme ne manque pas de bonnes intentions, mais ne conduit-il pas à d'autres excès ?
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Tag(s) : #Nature, #Gastronomie, #Société

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