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Enfer du Nord et pavés du Sud, les « délices » des routes bosselées de Cuernavaca

Enfer du Nord et pavés du Sud, les « délices » des routes bosselées de Cuernavaca

Si dans l'Hexagone les Gens du Nord veillent jalousement sur leurs pavés, devenus patrimoniaux, ne serait-ce que pour organiser une célèbre course cycliste, par contre à Cuernavaca et dans sa région, il ne serait pas difficile de trouver un itinéraire propre au fameux Paris-Roubaix, et à la notion « enfer du Nord » répondrait le concept des « pavés du Sud », car il faut rappeler que la région de Cuernavaca se trouve à la latitude de la Mauritanie...

La présence de pavés a d'ailleurs orienté mon choix de cycliste vers le vélo tout terrain plutôt que vers le vélo de route. Si, ici, les routes principales sont revêtues de macadam ou bétonnées, mais quand même coupées de forts ralentisseurs dits « topes », bien des rues secondaires ou privées, dans les villes ou villages, ont conservé leurs pavés. Il apparaît d'ailleurs que c'est un choix car lors de la réfection des voies, ceux-ci sont souvent remis en place, et c'est grâce à ses vieux pavés, et à ses nouveaux dallages de pierre volcanique, que la petite ville de Tepoztlan a conservé son indéniable cachet.

Alors qu'en France le granite a souvent été choisi pour sa robustesse, dans la région de Cuernavaca, aux pentes volcaniques, c'est souvent une lave très dure et donc inusable malgré quelques alvéoles, qui est le plus souvent choisie.

Même s'ils ne sont pas toujours confortables pour les cyclistes et automobilistes, les pavés présentent l'indéniable avantage de constituer des ralentisseurs naturels ce qui est favorable à la sécurité des piétons dans les quartiers résidentiels. J'en ai rencontré de très beaux, bien que jointés, à Santa Maria Ahuacatitlan et tous les jours, dans mon quartier, j'en affronte quelques tronçons parfois adoucis par une pratique traditionnelle des ouvriers du bâtiment : quand ils travaillent dans une maison, ils mélangent les différents éléments du béton, à la pelle, dans la rue, et à la longue, sur l'itinéraire, les pavés sont ainsi reliés entre eux du moins en bordure de trottoir.

Dans la vaste privada où se trouve la maison, je me suis même tracé un itinéraire de 7,5 km quasiment tout en pavés qui m'offre de surcroît une dénivelée cumulée positive de 350 mètres. Je crois que mon fin vélo de course, à la longue, n'y résisterait pas. Confidence : la peau de mes fesses, elle, fait de la résistance ; elle en est devenue si tannée que le plupart du temps, le cuissard et sa peau de chamois ne sont plus nécessaires, même à une longue randonnée !

PS :je conviendrai quand même que certains pavés du Nord, quand ils sont recouverts de boue, peuvent être pires que les cuernavacenses...

Enfer du Nord et pavés du Sud, les « délices » des routes bosselées de Cuernavaca
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Tag(s) : #MA RUBRIQUE DU VELO, #Vélo, #Pavés

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