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Vers le village magique de Tlayacapan, « sobre la punta de la tierra », « sur la pointe de la terre »...

Vers le village magique de Tlayacapan, « sobre la punta de la tierra », « sur la pointe de la terre »...

Aujourd'hui, je vous emmène en voyage, un vrai voyage, mais court : à peine une centaine de kilomètres aller-retour au départ de Cuernavaca. Et pourtant le dépaysement sera total car nous allons vers les villages de la « Route des couvents », classés au patrimoine mondial de l'Unesco, qui se trouvent au nord de l'état de Morelos, en contrebas de la formidable vigie du Popocatepetl.

Le but est la petite ville de Tlayacapan (entraînez vous à prononcer ce nom, quand même moins difficile que celui de la commune voisine, Atlatlahuacan), qui est parmi les plus charmants des villages magiques. Nous avons choisi d'emprunter les transports en commun car nous réservons la vieille Chevrolet aux courts trajets en ville, les modes collectifs de voyage se montrant par ailleurs plus pittoresques.

ÉTOILE ROUGE

Le choix de la compagnie Estrella Roja, ce qui veut dire Étoile rouge, a été bon puisque l'autocar bien que local est agréablement aménagé, équipé de la vidéo, et que l'itinéraire emprunte l'autoroute, plus rapide et confortable que les routes secondaires. Nous avons gagné la gare routière, au sud du centre de Cuernavaca, en taxi (coût du taxi 3,5 euros, alors que le billet de bus ne valait que 2,5 euros).

Après quelques embouteillages urbains, nous atteignons les quartiers les plus élevés de Cuernavaca, puis la voie rapide en altitude : à plus de 2100 mètres, le paysage est immense : panorama tant sur les hauteurs boisées qui culminent à plus de 3000 mètres, que sur l'ample vallée agricole hérissée des roches volcaniques surplombant Tepoztlán. Nous descendons vers ce village magique bien connu, le contournons, continuons à perdre de l'altitude, à moins de 1300 mètres, traversant de riches cultures de canne à sucre, preuve que nous avons brutalement changé de climat.

RICHES PLANTATIONS

Le sud de l'état de Morelos est riche de ses plantations de canne, de riz, le maïs, de roses, de tomates, d'avocats dits aguacates...Puis la route remonte vers un peu vers Oaxtepec*, village dont nous connaissons déjà le couvent, le petit musée archéologique et d'histoire naturelle et le marché animé. C'est aussi un centre balnéaire. Et c'est pour nous le terminal de l'autocar. A proximité de la petite gare routière, nous arrêtons un « combi » bleu, fourgon équipé de banquettes pouvant accueillir dans des conditions de confort médiocres une dizaine de personnes. Atmosphère sympa mais pas de ceinture de sécurité et pas grand-chose pour se tenir. Les banquettes étroites font le tour de l'habitacle. L'argent circule, de main en main, jusqu'au conducteur, pour acheminer les 7 pesos de la course, soit 40 centimes d'euros, tarif pour les dix kilomètres environ nous séparant de Tlayacapan. A travers des paysages variés, ça monte tout le temps, jusqu'à l'altitude de 1650 mètres où se trouve l'agglomération des anciens Olmèques qui furent ensuite envahis par les tribus Xochimilcas.

La petite ville pittoresque, parcourue de rivières asséchées en décembre que franchissent des ponts en pierre, était un lieu de passage obligé entre la capitale Tenochtitlan (aujourd'hui Mexico) et les étendues fertiles du sud de l'actuel état de Morelos, jusqu'au Pacifique. Donc un antique centre commercial et de transit.

Après avoir salué l'aimable chauffeur du « combi » nous entreprenons la flânerie dans les rues aux pavés inégaux de Tlayacapan, nous dirigeant d'instinct, car il est visible de loin, vers les murs d'enceinte de l'imposant monastère datant du 16e siècle.

(à suivre)

PS : Les voyages en autocar, formule que nous utilisons souvent (ainsi sommes nous allés tant à Oaxaca que sur la côte de Pacifique et que vers des villes coloniales du Nord, présentent bien des avantages : outre la magnificence des paysages qu'ils offrent, ils permettent de mieux approcher tant les habitants que l'environnement des petites agglomérations traversées. De surcroît, les autocaristes proposent des tarifs souvent plus avantageux que les compagnies aériennes. Mais évidemment, il faut avoir du temps devant soi.

* Avec le moteur de recherche de ce blog, en haut de page, rechercher l'article sur Oaxtepec ou suivre ce lien : 

http://monpetitjournaldicietdailleurs.over-blog.com/2014/01/voyage-%C3%A0-oaxtepec-toute-une-histoire-au-bord-de-l-eau-sur-la-route-des-couvents.html

Route de montagne et de vallée, merci à Google earth car la prise de vues de l'autocar n'est pas aisée
Route de montagne et de vallée, merci à Google earth car la prise de vues de l'autocar n'est pas aisée

Route de montagne et de vallée, merci à Google earth car la prise de vues de l'autocar n'est pas aisée

Petit commerce et monastère à Tlayacapan
Petit commerce et monastère à Tlayacapan

Petit commerce et monastère à Tlayacapan

Tag(s) : #Tourisme, #Voyage, #patrimoine

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