Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Au village magique de Tlayacapan (3) : Le berceau des Chinelos

Au village magique de Tlayacapan (3) : Le berceau des Chinelos

En poursuivant la visite de Tlayacapan, on en découvre l'un des aspects les plus traditionnels : le village est le lieu où naquit la tradition des Chinelos, ce qu'évoque déjà le musée du monastère, ce que confirme tant l'existence d'une placette ornée d'une statue que le centre culturel La Cereria.

Les Chinelos, en deux mots, ce sont des personnages de carnaval, dont l'uniforme varie d'un village à l'autre. A Tlayacapan, ils sont vêtus de bleu et de blanc ; ornés de plumes, ils ont fière allure. De nos jours, ils dansent par bandes joyeuses, mais à l'origine, qui remonte à l'époque coloniale, les gens du pays profitèrent des trois jours de congés précédant le carême pour se déguiser afin de singer et de se moquer de leurs patrons espagnols qui souvent les maltraitaient et les payaient mal. Ils se dissimulaient le visage pour ne pas être reconnus et se couvraient de vieux vêtements. La bande de Tlayacapan, née en 1870, est considérée comme la plus ancienne du pays et sa tradition s'est transmise de génération en génération. En 1910, elle accompagna même le général révolutionnaire E. Zapata, auteur de la réforme agraire.

Ensuite, le groupe s'est développé sous la direction de don Brigido Santamaria, auteur de la partition musicale de la danse des chinelos, et continue avec ses descendants. Ce mot ne vient pas de Chine comme on pourrait l'imaginer, mais d'un mot nahuatl signifiant « déguisé ». Outre par leur accoutrement, grande robe et plume, les chinelos se distinguent par leur barbe dont la pointe rebique.

Au village magique de Tlayacapan (3) : Le berceau des Chinelos
Au village magique de Tlayacapan (3) : Le berceau des Chinelos

VOIR AUSSI CETTE VIDEO SUR YOUTUBE

Tag(s) : #patrimoine, #Traditions

Partager cet article

Repost 0